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Réflexions-Les évaluations

J’ai décidé cet été d’apporter quelques aménagements à la mise en page de mes évaluations, dont l’esprit ne me seyait plus beaucoup.

Je remplacerai donc progressivement dans les prochaines semaines et les prochains mois les évaluations CM français/maths actuellement sur le blog par leur nouvelle mise en page !

En voici une présentation détaillée :

1. La barre de compétences

J’ai commencé par supprimer le score qui apparaissait jusqu’alors dans la barre de compétences se trouvant à la fin de chaque exercice ainsi que la colonne « Evaluation«  dans laquelle j’indiquais auparavant si la compétence visée était « Acquise » (A), « Acquise à Renforcer » (AR), « En Cours d’Acquisition » (ECA) ou « Non Acquise » (NA).

Depuis l’année dernière, j’utilise en effet Edumoov pour éditer mes livrets et j’ai pris conscience que cette façon de renseigner la barre de compétences ne m’apportait plus satisfaction, car j’étais gêné que l’évaluation d’une compétence puisse apparaître comme se faisant sur la base d’un seul et unique exercice figurant dans l’évaluation sommative.

On sait tous parfaitement que la réussite à un exercice dépend de très nombreux facteurs (clarté de la consigne, lisibilité, compréhension de la tâche et de la procédure, état de forme de l’élève, …) et qu’un élève peut tout-à-fait échouer un jour à une évaluation alors qu’il sait en réalité parfaitement bien faire ce qu’on lui demande, et vice-versa.

J’ai toujours tempéré la réussite ou non d’un élève à une évaluation au moment de renseigner le niveau d’acquisition de la compétence dans son livret, en prenant en considération son niveau de réussite globale au travers de l’ensemble des données en ma possession (cahier du jour, réponses orales, résultats aux évaluations, …), mais cette façon de faire pouvait paraître obscure aux yeux des enfants et de leurs parents.

Nouveau visuel

J’ai donc décidé cette année de simplifier les choses en faisant simplement apparaître dans la barre de compétences de mes évaluations une colonne « Degré de réussite«  comportant 4 niveaux : 1, 2, 3 ou 4 (le degré 1 signifiant que les erreurs commises ont été très nombreuses et le niveau 4 que l’exercice a été très bien réussi). C’est ainsi bien la réussite à l’exercice figurant dans l’évaluation qui sera évalué dans ce document, et seulement cette réussite.

Au moment de renseigner le livret, ce degré de réussite sera mis en perspective au regard des autres données que j’ai de l’élève au travers, comme je le disais plus haut, de ce qu’il a fait dans son cahier du jour, des réponses qu’il me donne habituellement oralement, …

Pour être plus concret, prenons l’exemple d’un élève qui le jour de l’évaluation passe à travers d’un exercice alors qu’il sait en réalité bien faire : il serait injuste de dire dans son livret scolaire que la compétence n’est pas du tout acquise en se basant sur cette seule évaluation.
Inversement, il me semble juste et nécessaire de tempérer la réussite d’un élève qui réussit très bien le jour de l’évaluation à un exercice mais continue à commettre bien après de nombreuses erreurs dans ses autres productions.

Ce nouveau codage me permettra par ailleurs de mieux coller à celui figurant dans le LSU.

Remarque :

Un élève enfin qui obtiendrait le niveau 4 le jour de l’évaluation à un exercice parce qu’il l’aurait très bien réussi se verra acquérir le niveau « A+ » dans le LSU si et seulement si ses réussites sont fréquentes et régulières.
Dans le cas contraire, c’est le niveau « A » qui lui sera donné.

2. La barre de différenciation

Autre nouveauté : l’ajout dans chaque exercice d’une barre de différenciation, permettant d’indiquer si l’élève a reçu une aide quelconque pendant son évaluation.

Les symboles retenus sont les suivants :

J’ai hésité à ajouter d’autres symboles, mais je ne voulais pas alourdir cette barre de différenciation et la garder simple et lisible pour mes élèves comme pour leurs parents.

3. La consigne

J’ai voulu rendre la consigne plus visible, en lui donnant un visuel et une police distincte du reste de l’évaluation, ceci afin de permettre aux élèves de la retrouver et donc de s’y référer plus facilement et plus rapidement.

D’autres modifications d’ordre cosmétique ont aussi été apportées ici et là, je vous laisserai les découvrir vous-mêmes !

4. Un questionnement demeure

Je me sens satisfait des aménagements que je viens de vous présenter et pense qu’ils vont apporter une vraie plus-value à mes évaluations, mais je garde hélas le sentiment de passer chaque année autant de temps à évaluer mes élèves qu’à leur enseigner, et cela me gêne de plus en plus

J’ai beau évaluer de façon très diversifiée en recourant notamment à de nombreux autres supports que les évaluations écrites, je trouve que je passe beaucoup trop de temps à évaluer, et ceci sans d’autre intérêt que celui de renseigner des documents répondant à de purs objectifs administratifs

Je n’ai pas su apporter cet été de solution à cette constatation mais je compte bien poursuivre ma réflexion dans les semaines et les mois à venir.

Dans cette perspective, j’aimerais beaucoup connaître la façon dont chacun de vous évalue ses élèves et vit cette pratique de l’évaluation.

A vos claviers !

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12 Comments

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  1. La problématique de l évaluation nous interpelle pour repenser nos représentations et nos pratiques en la matière.
    Force est de constater que durant beaucoup de situations d’évaluation, les élèves éprouves un grande déception : ils ne trouvent pas de repères didactiques auxquels se référer pour répondre aux questions qui leur sont posées. Un vrai déphasage entre ce qu’on leur enseigne et ce qu on leur demande de restituer !
    Il faut en conséquence créer des synergies entre le corps enseignant , les inspecteurs, les chefs des établissements opérant dans bassin pédagogique pour déverrouiller ce stratège infernal.

  2. Ces réflexions alimenteront les miennes, je me questionne souvent sur l’évaluation. Par exemple, je tiens compte depuis longtemps des exercices, ce qui fait que dans beaucoup de cas je ne fais pas LA grosse évaluation: elle prend un temps fou, stresse les élèves, et ça sonne « Voilà le travail est fini! ». Dans ma grille de compétences, je relève donc au fur et à mesure des exercices, et je prends en compte les derniers résultats dans mon livret.

    J’apprécie surtout l’idée d’indiquer sur l’évaluation comment elle a été réalisée, avec quelle aide, d’autant qu’on peut l’indiquer sur Edumoov. Une excellente idée que je garde, merci 🙂

    Concernant le document que tu montres, je pense que la présentation prend une énorme place, ce qui oblige à avoir des lignes plus serrées etc… Ne serait il pas plus utile d’avoir une fiche plus aérée, ou la priorité irait aux exercices et non à l’habillage ?

    • Je comprends que la présentation puisse apparaître comme prenant une place importante dans mes évaluations, mais elle me sied telle qu’elle est.

      J’ai notamment songé à chambouler nettement l’entête en supprimant la mention « Je fais le point » et en donnant moins d’importance au titre de l’évaluation, mais la place que laissent ces mentions sur les côtés, notamment le côté droit, m’est très utile car c’est là que j’écris mes appréciations générales, qui sont souvent très développées.

      J’ai testé l’ajout d’un encart qui leur aurait été spécialement dévolu, mais cela alourdissait au contraire la mise en page.

      Pour ce qui est du reste, tout me semble à bonne taille et bien aéré, avec un strict respect dans la nouvelle mise en page de la hauteur des interlignes, identique à celle des cahiers séyès.

  3. Personnellement je trouve que les ceintures de compétences sont un atout !
    On n’est plus dans la logique d’une séquence et une éval mais l’évaluation est intégrée au processus d’acquisition de la notion (éval formative donc).
    Merci en tout cas pour tes réflexions qui me font aussi cogiter !

  4. Bonsoir,
    J’évalue selon trois directions :
    – exercices dans le cahier du jour sur les leçons à apprendre : apprentissages réguliers, identiques pour tous, sauf adaptation particulière pour les dys par exemple.
    – ceintures de compétences (du site de Charivari) : chacun passe le niveau qui lui correspond
    – évaluations du site GRAPE qui ne sont malheureusement plus actuelles car le site n’est plus mis à jour, il faut donc que je les retravaille. Evaluations identiques pour tous en français et maths qui permettent de faire un point globla sur les connaissances acquises des élèves. Aucune révision imposée : ce qui est réussit est maitrisé à priori. Je peux t’envoyer un pdf si tu veux.
    Mais c’est un grand chantier de réflexion !

    • Edumoov permet de travailler la présentation du livret et son organisation en respect de LSU et donc de faire la bascule de toutes les infos sans souci (soit régulièrement, soit une fois dans l’année).

    • Je remplis en détail Edumoov… et je laisse Edumoov faire un transfert automatique de mes données dans une version a minima du LSU.

      Je n’apprécie en effet pas du tout le LSU tel qu’il a été réalisé et n’adhère pas à la façon dont son ergonomie a été pensée. C’est dommage car j’avais grand espoir en cet outil lorsqu’il nous a été annoncé, mais il semblerait que mes attentes aient été trop grandes…
      N’ayant pas grand espoir de le voir évoluer nettement malgré les remontées que nous pouvons faire à son sujet, je respecte donc l’obligation de le remplir mais n’en use pas comme l’outil de communication de référence que j’aurais souhaité pourtant qu’il soit.

  5. Même questionnement… Du coup, j ai décidé de ne plus évaluer. Enfin si… Via le cahier du jour et les exercices quotidiens, je relève les réussites de chacun. Grâce aux plans de travail individualisés, chacun avance à son rythme, revient sur ses difficultés.
    Fini pour moi les semaines d’évaluations, bonjour le relevé des compétences au quotidien.

    • Cela fait longtemps que j’entends parler des plans de travail individualisés, mais j’ai le sentiment que leur mise en place dans une classe à double-niveau et un effectif de 28 élèves doit être difficile…

      Il faudrait néanmoins que je m’y intéresse de près quand j’en aurai le temps 🙂

  6. Concernant les évaluations, je suis de plus en plus du même avis que toi et ne vais donc pas m’étendre. L’an prochain, j’ai choisi de travailler, en français, avec le manuel « Pop Cycle 3 » qui semble permettre de travailler les notions et de les évaluer en fonction du niveau de chacun. Il serait trop long de détailler ici le fonctionnement de ce manuel mais je te conseille d’aller jeter un coup d’oeil sur le site de l’éditeur, Hatier.
    Je n’ai, certes pas, le recul nécessaire pour en parler ne l’ayant pas encore pratiqué. C’est nouveau et la version maths serait aussi en préparation…
    Avec des élèves de niveau de plus en plus hétérogènes (en tous les cas dans mon établissement: dans mon CM1 l’an prochain, je vais avoir du niveau CE1 au niveau CM2), il me semble de plus en plus compliqué d’évaluer tous les élèves avec le même niveau d’exigence et les mêmes évaluations.

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